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mardi 19 mai 2015

Kristina; Passes à l’Atlas; 19 mai 2015





La soirée avait commencé doucettement avec mon compagnon.

Pas de club ce mardi soir, rien de dramatique, ce sera donc resto & dodo, enfin, on peut y croire…


La météo en ce début du mois de mai est d’humeur changeante.

J’avais prévu de porter une petite robe légère, mon ami m’en avait dissuadé en m’assurant que la soirée risquait d'être fraîche, enfin, au moins la température extérieur…

Nous avions opté pour un restaurant “La villa des Abbesses” dans la rue du même nom. La semaine passée j'avais oublié mon parapluie chez un indien proche de la place Clichy, ambiance Bolywood, un petit détour par chez lui, enfin un bon kilomètre de marche à pieds pour retrouver notre Resto.

Depuis quelque temps la marche avec mes talons hauts ne me fait plus peur, main dans la main, en amoureux, nous parcourons les quelques centaines de mètres qui nous séparent de notre auberge.

C'est la seconde fois que nous y venons, la rue à cette heure fourmille de touristes. Arrivés sur place, nous trouvons une place en terrasse. Mon compagnon pourra cloper à loisirs.



Deux salades avec du foie gras et des gésiers de canard accompagnés d'une bouteille de Bourgogne, le bonheur… La soirée s'écoule ainsi à discuter de choses plus ou moins sérieuse.

Il doit être 22h quand nous décidons de quitter notre havre de paix.
Descente vers le boulevard de Clichy, l'ambiance et la clientèle ne sont plus les mêmes, mélange de touristes et de populations moins distinguées.



Je suis encore parfois cinéphile, et c’est sûrement à cela que pense mon compagnon arrivé à la hauteur de ce qui ressemble à un cinéma (là je souris), Patrick me propose d’y aller...

L’un des sujets de la soirée tenait à une histoire d'escalier. Depuis quelques temps et dans un lieu que je ne citerai pas, mon compagnon a pour habitude de me faire l'amour sur les marches. La position lui convient bien et elle me permet de le sentir bien profond, cela lui permet de finir son travail… Enfin les deux y trouvent leurs comptes.



Bref, le cinéma en question s'appelle l'Atlas … 

Le hall n'est pas vraiment sélect et le film qui semble être à l'écran ce soir encore moins, et ne ressemble en rien à ceux que l'on peut voir sur la télé après la météo.

L'argument de mon compagnon pour me faire rentrer repose aussi sur les escaliers autour de la salle... Je commence à comprendre le gentil traquenard dans lequel je vais tomber.


A l'entrée deux blacks nous donnent nos tickets, c'est dix euros la séance, pas d’ouvreuse, en l'occurrence c’est moi qui risque de la remplacer… Autre particularité, personne ne semble se soucier de savoir à quelle heure commence le film…

On s'introduit...

Sur l'écran un couple copule. Les rayures sur le film me font penser que les propriétaires ne changent pas souvent la bobine. Sur les banquettes les mecs semblent plus préoccupés par secouer leurs queues, qu’à regarder le film.

Derrière nous, déjà quelques uns nous ont emboîté le pas, une impression qui n'en est plus une, très vite me dit que je vais passer un moment que l'on oublie pas…

Nous avions du faire à peine quelques mètres que je me retrouve entouré par une douzaine d’individus …

Je suis bonne pour le 360° accroupie. Malgré le peu d’éclairage je peux distinguer un mélange de couleurs et ... de tailles, là c’est ma bouche qui fait la différence...
Heureusement, parfois j’en reconnaît une, bien sur, elle est plus grosse que les autres, mon cinq n’a pas envie de rester sur les strapontins...



J’ai pourtant une petite habitude au léchage de queues à la chaîne mais là je ne sais plus vraiment ou donner de la bouche, toujours le même problème : ne pas faire de jaloux !!!

Fort heureusement pas de mauvaise surprise sur l’hygiène…
La position accroupie et rotation n’est pas vraiment confortable, de temps en temps je suis obligé de me relever en m‘appuyant sur un de mes partenaires.

Ce soir je ne dois pas être si mauvaise, j’arrive très vite à en faire cracher deux, c’est toujours ça de moins autour de moi, un troisième fini sur mon visage, je commence à ne plus être très fraîche et impossible de bouger...



Finalement c’est Patrick qui arrive à me sortir du groupe pour m’emmener vers les sièges, au moins l’accès sera plus difficile…

Je suis maintenant les genoux sur un siège le dos tourné à l’écran, mon ami en profite pour m’entreprendre, sans gel bien sur…
Heureusement désormais il arrive quelquefois à me faire l’amour sans lubrifier, je dépose une solide quantité de salive, de toute façon ce soir je suis très chaude, il me fourre sans difficulté…

Évidemment, j’ai la tête tournée vers la rangé de derrière et très vite quelques uns l’ont compris. Je vais devoir encore suçoter quelques queues.
A un moment mon compagnon à la mauvaise idée de me laisser seule quelques minutes avec les spectateurs…



La situation se dégrade très vite, par devant un me maintien face à lui, enfin à son sexe, quelques autres derrière veulent me baiser sans préservatif, tant bien que mal j’arrive à me débattre et à les en empêcher.
Par chance Patrick avait eu la bonne idée de garder mon sac à main avec lui…

De retour, je lui demande où il était passé…
“Dans une autre salle” me répond-il , je lui rétorque qu’il y a urgence à quitter les lieux, sinon ça risque de tourner à l’émeute !!!



Sur le ton de l’humour, il me lance “t’as chauffé toute la salle”...

Enfin maintenant l’urgence est de sortir de ce traquenard et de préférence entière !!!

C’est plus facile à dire qu’à faire, en plus je suis défaite, plus aucune allure et je redoute déjà l'extérieur, surtout à Pigalle. On essaye de prendre la direction de la sortie, limite impossible, finalement Patrick se met derrière moi pour bloquer les quelques mecs qui ont décidé de me suivre …

Je fini par trouver les toilettes, de toute façon ça ne sert à rien, aucun lavabo ni même une vague glace pour me regarder, juste des “chiottes” sentant l’urine…

Arrivée dehors, j’ai peur de l’image que je dois laisser, mon compagnon me dit qu’il y a urgence à me donner au moins un coup de peigne…
Un toilette Decaux n’est pas loin, malheureusement occupé…

On fini par se poser sur un banc sur le terre-plein central du boulevard de Clichy, je tente de me redonner une allure décente, un mec viens nous demander du feu Patrick lui offre sa flamme, impossible à mes yeux de rester dans cet état, je suggère à mon ami de rentrer dans un café afin de trouver une glace et un peu de lumière.

En définitive nous atterrissons dans un sex shop un peu orienté SM, je trouve un miroir et enfin arrive à me refaire une tête pour rentrer et me rhabiller, enfin …

Bien sur j’ai mon envie de café tardive, arrivé Place Clichy on pose nos fesses enfin dans un bistrot où nous avons maintenant nos habitudes. Apparemment j’ai réussi à retrouver une allure décente.

Pose cigarettes pour les deux, depuis quelques temps j’accompagne mon ami au fumage, ça me donne bonne conscience en pensant que c’est toujours cela qu’il ne fumera pas.

La soirée n’est pourtant pas finie, derrière nous une jeune femme, la trentaine, blonde et pas désagréable à regarder au dire de Patrick me dévisage, elle est accompagné de deux hommes plus âgé qu’elle qui semblent la draguer gentiment.

Au début je n’y prêtais pas spécialement attention, devant son insistance nous engageons une conversation, seul hic probablement une américaine, mon anglais dans ce cas laisse à désirer et Patrick n’est pas plus doué que moi.
Elle me dit qu’elle est comme magnétisée par mon regard, j’ai beaucoup de mal à la croire au vu de la tête que je dois avoir...

Cette rencontre va durer une bonne demie heure. Elle finit par nous demander de venir avec elle en boite, là c’est non … il est déjà 1 heure du matin, et je connais l'appétit de Patrick avant de dormir…

Elle m’embrasse en désespoir de cause, nous souhaitons finalement une bonne soirée et un excellent séjour à notre amie d’un soir pour rentrer gentiment nous coucher.

Patrick l’aurait bien amené à l'hôtel avec nous, mais là je craignais le tapage nocturne.

Pour une fois je garde la suite pour moi, la nuit fut courte...




Publié le 2 juin 2015



5 commentaires:

  1. Bravo kristina j'ai aimé ton récit j'en suis toute excitée
    Bises NiNA

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  2. Mon vilain Ange,
    Depuis le 30 avril tu n'as mis aucun récit de ta Patou et tu ne lui réponds plus sur NetEch...
    Quel vilain !!!

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  3. pas vraiment excitant
    plutôt une éloge du glauque à mon avis

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  4. Bonsoir Nina,
    Merci pour ton commentaire, te connaissant je t’imagine bien dans la même situation ☺ …
    Bisous et à très bientôt...

    Bonsoir Patou,
    Désolée, je ne vois pas le rapport avec le récit …
    Kristina

    Bonsoir Anonyme,
    Vous êtes surement né sous XX, pour ne pas avoir un surnom, enfin passons…
    Je vais vous répondre par une citation de Gainsbourg :
    « Pour moi, l'amour, ce sont des alcôves et le trouble des interdits. L'amour doit être quelque chose de glauque et de caché. Caché des autres. »

    Ce récit est un des aspects du sexe à l’état cru j’en conviens, un aspect qu'il ne faut malgré tout pas l’ignoré, si vous lisez bien je n'en fais pas l'éloge, c'est une expérience et un fantasme pour beaucoup.

    Pour le reste combien de pères de familles bien pratiquant se masturbent sur internet et parfois sur ce blog et vont à la messe le dimanche...

    Bonne lecture Kristina

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    Réponses
    1. Coucou Kristina,
      Oui, je suis d'accord avec toi, c'était un message personnel pour notre vilain Seigneur des anus. Désolée.
      Ah mon Ange, tu me fais rire.
      Bisous ma belle.
      Patou

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